Économie d’entreprise – Le management à l’heure du Covid-19

Economie

Le télétravail a investi de nombreuses entreprises suite à la crise sanitaire. Cette nouvelle organisation a amené des questionnements, mais aussi des prises de décisions différées au sein des entreprises. Le télétravail a mis à rude épreuve notre adaptabilité, là où le Danemark est champion d’Europe avec plus de 25% de ses salariés en télétravail en temps normal. Le management de 2021 dresse ainsi ses nouveaux contours vers davantage d’accompagnement, malgré la distanciation des échanges.

Donner du sens, accompagner. Le télétravail a induit chez les individus une zone de stress non maîtrisée (peur de l’inconnu). Cette situation suggère, chez les managers, un accompagnement personnalisé du collaborateur tant sur les informations relatives à la vie de l’entreprise, mais aussi les information propres à sa propre montée en compétences : il s’agit pour le manager, en d’autres termes, d’accompagner les craintes et exorciser les peurs. Une fois ce postulat établi, il devient alors possible de travailler autour d’un objectif commun partagé et les moyens à mettre en œuvre.

Savoir faire confiance. Une fois les forces mises en marche, le rôle du manager est de cultiver ces énergies vers des solutions agiles et souples. La confiance est un catalyseur dans les relations humaines, et le télétravail permet aussi de faire évoluer les relations, voire même de redécouvrir ses collaborateurs. La confiance n’est pas innée : elle se construit autour d’un cadre de référence entre managers et collaborateurs, ainsi qu’autour de la qualité des échanges.

Dédier des temps d’écoute. Les grandes réunions en présentiel peuvent être envoyées au placard, surtout quand celles-ci auraient pu n’être qu’un mail. Le télétravail a mis l’accent sur l’échange avec une mise en œuvre quasi-immédiate des décisions et des temps d’écoute réciproque plus importants. En somme, un temps d’écoute hebdomadaire de chacun avec un objectif précis est bien plus productif qu’une réunion en présentiel mal cadrée avec 80 slides.

Valoriser le collectif. L’épidémie a requestionné notre rapport à l’Autre, et nous a permis d’observer de beaux élans de solidarité et de soutien. Dans certaines organisations, la mission a pris le pas sur la fonction. L’esprit d’équipe s’est intensifié, dans toutes les strates de l’entreprise, et a permis de placer les collaborateurs au cœur même de la vie de l’entreprise.

Promouvoir la convivialité. Même à distance, les moments conviviaux n’ont pas disparu. Au contraire : les épisodes de confinement ont accentué notre besoin d’interaction et de construction de lien. Bien que la convivialité soit un accélérateur de la performance, il est aujourd’hui devenu un ingrédient essentiel dans le rôle du manager, mais aussi pour le moral des collaborateurs.

 

Le grand enseignement de cette crise réside dans le fait que le quotient émotionnel a pris le pas sur le quotient intellectuel. Les soft skills (résolution de problèmes, gestion du stress, créativité…) ont été mobilisés de manière évidente. Au sortir de la crise, l’avenir nous dira si cette tendance restera une règle acquise.